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[Archives N° 345] Le bruit des pas de Roger suivaient le rythme de la pluie. Celui-ci se mit à chantonner doucement, puis de plus en plus fort, mais cessa de peur d'être ridicule car de toute manière il l'était déja . Apercevant la photographie d'un palmier, il se prit à rêver à un voyage, un looooong et beau voyage... aux côtés de celle qu'il rejoignait. Sans trop savoir comment; car il n'avait pas de Gps, il se retrouva devant sa porte. Il frappa doucement puis un peu plus fort puis plus énergiquement avant qu'il ne sonne à la porte. Des pas se firent entendre, et une voix se fit entendre derrière la porte: - Qui est là? - C'est Roger! Répondit celui-ci. - Je ne connais aucun Roger! Dit la voix. Il y eut un silence. - C'est toi, Loubna? fit Roger. La porte s'ouvrit soudainement: - Mais oui c'est moi, mon Roger! Je t'ai bien eu ... Il allait protester, mais elle ne lui en laissa pas le temps: - Entre, dit-elle; retire tes pieds et chausse les patins. Arrivé au salon, Roger s'écroula dans un fauteuil usé et soupira. Puis il fixa Loubna. Celle-ci était debout près de lui. Lui tremblait d'émotion. Elle, ne disait rien. Il se leva, s'approcha d'elle. - Loubna... Elle détourna la tête. - Loubna, répéta-t-il. Alors elle le regarda. Au moment où leurs regards se croisaient, leurs lèvres se touchèrent. - Euh... ,bredouilla Roger. Mais les mots ne venaient pas... Alors Loubna passa sa main derrière la nuque de son ami, et l'embrassa. Cela semblait durer une éternité mais en fait, comme le principe de la relativité, ça ne dura que 2 minutes et 23 secondes. C'était la première fois qu'ils ressentaient une telle émotion, et ils ne s'arrêtaient plus; Puis lorsque les premières étoiles scintillèrent dans leurs yeux épuisés, leurs lèvres se quittèrent. Comme deux plongeurs en apnée, ils reprirent leur souffle en même temps que leurs émotions. Après avoir repris ses esprits, Roger lança: - Tu sais, je... - Chut..., fit Loubna. - Je... - Il n'y a pas de mots... - Si... - Non... - Mais! - Oh! - Allo ? - Quoi ? - Où ? - Non ... - Si... je t'aime, Loubna. Celle-ci fut prise d'un sanglot: - C'est vrai? Oh... moi... moi aussi mon amour! - Cela ne fait que quelques heures que nous nous sommes vus, et j'ai toujours su que c'était toi l'amour de ma vie, enfin pour l'instant parce que ç'est encore récent mais bon... Et ce, malgré mes innombrables aventures passées. - Voyons... tu vas me faire mûrir, murmura Loubna. - Tu veux dire, rougir, ma chérie ? - Oh! pardon! Tu vas me faire rougir. - Pourquoi? S'écria-t-il. Tu es la personne la plus sensuelle que je n'ai jamais connue! La plus belle de toute la ville, les gens ne t'arrivent pas à la cheville sauf les nains. - Mais et toi, tu es si élégant... - Cela n'est rien à côté de toi. Lorsque je t'embrasse, j'ai l'impression que je m'envole, (il joint le geste à la parole) Quand je te quitte, j'ai l'impression que mon coeur se fait piétiner par un chat, ou transpercer par mille lances empoisonnées, que ça me donne même la gerbe! - Mais toi aussi, Roger, tu as beaucoup de qualités... - Tu sais... j'ai aimé, tout à l'heure, lorsque nous nous sommes embrassés. Il n'en fallut pas plus à Loubna pour saisir le bras en plastique (made in China de Roger) et lui offrir de nouveau un baiser enflammé, tellement brûlant que le corsage de Loubna prit feu. Les deux êtres eurent cette fois l'impression d'être emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang. Leurs souffles s'échouaient invariablement dans les hurlements du vent, et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux. C'était beau, c'était puissant, comme une photo de Doisneau. Tout rugissait autour d'eux, ils étaient enfermés dans une parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone, des griffes signant leur passage d'une trace de salive blanche et éphémère... Tout tournait, des vertiges les prenaient, Roger ferma les yeux. Et soudain tout s'arrêta ... après un long silence afin que tous les deux reviennent sur terre. - Je voudrais t'épouser, dit Roger. Loubna tressaillit. - Pardon? - Je ... - Quoi ? - JE VOUDRAIS T' ..., dit-il plus fort. - Oh!, dit Loubna d'un air surpris - Je t'aime. Je veux t'épouser. Veux-tu être ma femme, Loubna?... Leurs lèvres tremblaient. - Oui si ça peut te faire plaisir! Murmura-t-elle. Ils discutèrent toute la nuit. Ils parlaient de tout, et de rien mais surtout Roger qui parlait beaucoup plus avec ses mains. - Tu sais, c'est drôle, dit Loubna, car hier matin, Nicolas a tenté de me séduire. - Non, c'est vrai? - Oui, et comme je lui disais que c'était toi, l'amour de ma vie, il m'a répondu que je perdais mon temps et que je serais bien plus heureuse avec lui. - Ça ne m'étonne pas de lui, il a toujours essayé de gâcher ma vie privée. - Heureusement je lui ai dit ceci: ''Le jour où tu seras un tant soit peu civilisé, mon petit bonhomme, tu apprendras que mon Roger est plus naïf que n'importe qui. Et tu ne lui arrives pas à la cheville, sauf les nains!'' - Naïf moi? je ne comprends pas ce que tu dis, et j'y pense qui est Nicolas ? Loubna enchaina. - Tais toi et embrasse moi comme tu ne m'as jamais embrassé ! D'un mouvement expert, il prit Loubna par les hanches et aspira la bouche de Loubna. Ils s'embrassèrent pendant des heures, au fur et à mesure que les aiguilles de l'horloge tournaient, l'exitation de Roger augmentait, quand dans un dernier sursaut, il hoqueta en lançant: - Bon on baise ? [crédit photo: la femme idéale, disponible en kit dans tous les bons magasins KITEA]
Publié par beurk à 15:28:51 dans Les carnets de Roger | Commentaires (6) | Permaliens
... Je pars...
Tout a commencé depuis que l'on m'a volé mon
heure de sommeil,
j'en avais besoin moi ... de cette petite heure.
je suis tellement fatigué maintenant que ce n'est
même plus moi qui écrit ce texte mais mon assistante.
Je n'en peux plus et c'est pour cela que
j'ai pris la décision de partir.
... Je pars...
Oh, je vous vois venir, vous me direz
"C'est rien, Roger, c'est un coup de blues, c'est tout"
"Demain, ça ira mieux"
"Allez... garde la pêche"
Non! Même un genou à terre,
rien n'y fera, ma décision est irrévocable.
... Je pars...
Partir... oui... je vais partir ... mais comment ?!
ma voiture est en panne, elle roulait pourtant bien
cette péteuse puis d'un seul coup, et PAF!,
les pistons sont sortis du capot!
Bon tant pis, me dis-je,
allez c'est pas grave, j'ai mon vélo, j'ouvre le garage ...
mais la roue est crevée!
Crevée comme moi, c'est réciproque alors ?
Et mon animal de compagnie, la belle Yoko Shiwa
celle qui faisait tout dans la maison est partie avec
mon voisin Jojo.
Juste un petit mot dans la boîte aux lettres:
"T'est cocu connard, c'est moi qui la saute!
ton pote: Jojo"
Non je vous jure tout va mal,
je n'ai plus le moral, tout fout le camp ...
On ne m'écris plus, même mon meilleur ami,
Ping Pong que j'ai connu lors de mon voyage virtuel
en Chine, mort deux ans plus tôt.
(Ping Pong si tu lis ces lignes, réponds-moi,
ça me ferait plaisir.)
Quand je pense qu'il détenait le record du monde
du 100 mètres en nage libre.
Non sans rire, il ne prenait même pas la peine
de plonger au départ d'une course ...
"ça ne vaut pas la peine de se mouiller pour si
peu de temps!" avait-il déclaré aux Juges des J.O.
Tout va mal pour moi, même nos meilleurs produits
de l'Oxyd Institute, comme le "Grain de folie",
vous savez ce fameux bonbon acidulé que
Salvador Dali avait accepté de goûter en
tant que cobaye et volontaire pour promouvoir
nos expérimentations perd de sa notoriété.
(d'ailleurs c'est grâce a ce fameux "Grain
de folie" qu'il a eu cette fabuleuse carrière!)
Oui mais voila, c'est fini la recherche,
adieu laboratoire de recherche pour une vie
meilleure, on dépose le bilan. Bye!
Tout ça pour vous dire que
je pars... à la renverse ...
Publié par beurk à 20:25:39 dans Les carnets de Roger | Commentaires (4) | Permaliens
[courrier archivé N°67]
Tigné, le 7 Novembre 2008
Roger, ma couille
Je vois que tu as une grande gueule,
mais à savoir si tu pisse plus loin
que moi, j'en doute ...
Si tu te mouille les pieds; dit le moi franchement et
avec Jean Pierre (Coffe), Lulu la cuve et les autres,
on se cotisera pour t'offrir une éponge avec le
grattoir incorporé pour récurer ta connerie.
Allez reviens mon boudin!
Je tenais à m'excuser pour la nuit dernière,
c'est vrai que je suis un peu avare et que pour ne pas user
mes draps, je vais souvent me coucher dans la chambre d'amis...
Ne le prends pas mal, je n'avais pas de mauvaise intention ...
(quoi que !?, je suis un homme de goût; j'ai beaucoup
d'admiration pour toi, voila c'est dit!)
Allez reviens, ne m'oblige pas à venir te chercher!
Nous attendons ta réponse, espèce de trou du cul !
Réponds vite sale cloportre que je t'écrase avec ma
pelle ménagère...
Ton ami, Gégé
ps: Si tu viens, ne passe pas les mains vides,
on va être à court de liquide.
re ps: tu avais oublié ton chat au château, ne le cherche plus,
il était dans le pressoir, je suis désolé, (faut dire qu'il était con ton chat).
Publié par beurk à 20:20:19 dans Les carnets de Roger | Commentaires (3) | Permaliens
Ce matin, j'ai monté en ville
avé le petit car,
que le chauffeur, il est brave;
c'est une pâte d'homme.
Ah ce Roger, c'est de l'or!
Y'me dit
"Allez montez mémé qui fait chaud"
Ouille! pauvre de moi, on crève! j'y dis...
Il a mis l'acclimatation.
Oh comme ça fait du bien!
Tu peux pas savoir;
Quand on est arrivé au Monoprix,
j'étais fraîche comme une rose.
Publié par beurk à 20:37:41 dans Les carnets de Roger | Commentaires (4) | Permaliens
Publié par beurk à 22:08:56 dans Les carnets de Roger | Commentaires (5) | Permaliens
"Sinistre conscience:
Si tu dois absolument
envahir la mienne,
laisse moi un message."
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